3. The Right of First Discovery Back to Findings

It is important to emphasise that no inquiries were made by the crews of the two expeditions regarding the pre-existing Indigenous place names encountered during their contact with Aboriginal peoples. The French names assigned along the Australian coast instead commemorated the ships of the expeditions, honoured members of their crews and the sovereigns and authorities who sponsored the voyages, and celebrated prominent figures deemed to have brought distinction to the French nation.

The commanders of the two expeditions, d’Entrecasteaux and Baudin, named localities and geographical features in accordance with the European doctrine commonly referred to as the “right of first discovery.” Emerging in the late fifteenth and sixteenth centuries—an era later characterised by nineteenth-century historians as the “Age of Discovery”—this principle held that European navigators who reached coastlines previously unknown to Europe were entitled to name the features they were the first to chart, acting in the name of their sovereign and nation.

Tacitly recognised among European maritime powers, this naming practice intensified during the late eighteenth century, as rival states competed to expand their maritime, commercial, and strategic presence across the globe.

The “right of first discovery” did not automatically entail effective occupation or colonisation, nor were its potential claims invariably pursued. Neither Dutch nor French authorities took steps to convert their exploratory acts in Australia into sustained political control. Nevertheless, the European practice of assigning new proper names to geographical features—while disregarding pre-existing Indigenous toponyms—contributed symbolically to broader assertions of presence and precedence in the southern hemisphere.

The exercise of these naming prerogatives also generated tensions in the realm of cartographic authority. A notable dispute arose between François Péron and Louis de Freycinet—editors of the official French narrative and atlas of the Baudin expedition—and the English navigator Matthew Flinders, reflecting the competitive dynamics that shaped the publication and interpretation of geographical knowledge.

3. Le droit de la première découverte Retour aux enseignements

Il convient de souligner qu’aucune enquête relative aux dénominations autochtones préexistantes ne fut entreprise par les équipages des deux expéditions lors de leurs rencontres avec les populations locales : les commandants, d’Entrecasteaux et Baudin, procédèrent à la dénomination de lieux et d’entités géographiques conformément à la conception européenne du « droit de première découverte », élaborée à la fin des XVe et XVIe siècles, à une époque que l’historiographie française du XIXe siècle désigna sous le vocable de « Grandes Découvertes ».

Selon ce principe, les capitaines abordant des côtes encore inconnues des Européens se voyaient reconnaître le droit de nommer les espaces qu’ils étaient les premiers à relever sur leurs cartes, au nom du souverain et de la nation. Tacitement admise entre les puissances européennes, cette pratique de nomination s’accentua à la fin du XVIIIe siècle, dans un contexte de rivalités impériales croissantes et de compétition pour l’expansion outre-mer.

Le « droit de première découverte » ne conférait pas nécessairement un droit de colonisation, et les prérogatives qu’il impliquait ne furent pas toujours suivies d’effets, bien qu’elles demeurassent une option pour la puissance du premier découvreur. Ni les autorités néerlandaises ni les autorités françaises n’exercèrent ce droit en Australie. Toutefois, la pratique européenne consistant à attribuer des noms propres aux lieux géographiques en ignorant les dénominations autochtones préexistantes contribua à étayer les prétentions européennes sur les terres australes.

L’exercice de ces droits de nomination fut également à l’origine d’un différend opposant les coéditeurs des récits et atlas français du voyage de Baudin, François Péron et Louis de Freycinet, au navigateur anglais Matthew Flinders.